mardi 18 mars 2014

Cherbourg

Cherbourg

Lundi, le bassin du commerce a débordé
Plus de Cent dix de coefficient de marée
La mer s'est invitée sur les routes des autos,
Les passants, étonnés, caressent les bateaux.

Je revois à Cherbourg ma petite grand mère
Et son bout de jardin au bord de sa rivière
Où, à l'heure de manger elle portait sa bassine
Remplie de linge et de tabliers de cuisine.

Devant le pont tournant, sortaient de l'Arsenal
métalliers et soudeurs, emportant leur journal
Où était notée l'heure de la grande marée
Où le Queen Mary pourrait toucher le quai.

Le dimanche, quelquefois, plage Napoléon
Comme lui je pointais vers la perfide Albion.
La rade s'étendait et frisait sous la houle
Quand le vent descendait de la Montagne du Roule.

Arrivé à l'octroi, au sortir de la ville
Je cherchais du regard la rue de Tourlaville
où résidait mon oncle, penché dans son jardin
depuis l'aube et les premières lueurs du matin

Au bassin du commerce, aujourd'hui sous les eaux
Nos pas sont effacés, disparus bien trop tôt,
Effacé le baiser donné face à la mer
Sur ton front ridé de petite grand mère.

Lundi le bassin du commerce a débordé
Plus de cent dix de coefficient de marée.


photo Lemesle Emmanuelle

lundi 10 mars 2014

Prévu fin Mars

Le long voyage :

en avant première la présentation du livre
son prix: 14 €
pour une meilleure découverte cliquez sur l'image






vendredi 7 mars 2014

A Paraitre bientôt

Le Long voyage

Après avoir traversé plusieurs pages de mes précédents livres, le goéland revient
Il revient nous faire vivre son long voyage
Il revient nous faire vivre ses rencontres
Il revient nous faire vivres ses images, ses émotions, sa recherche
Il revient nous déposer au cœur sa tendresse.

Après « Les jours parallèles » et « Des chemins à la source », je vous propose ce nouveau livre, différent dans la forme, entre texte de voyage imaginaire et images, les deux associés et se donnant vie mutuellement.
C’est une recherche, une quête, un cheminement qui s’apparente à une remise en cause de nos habitudes de vie.
A chacun de trouver sa route, à chacun de chercher son chemin vers le bonheur.

Je vous souhaite un bon voyage sur les ailes du vent qui portent nos propres goélands.


HG Amiot


lundi 3 mars 2014

Soirée lecture

Venbdredi 28 Mars à Sorel j'aurais plaisir à vous retrouver en compagnie d'Annie pour lire et vous faire partager quelques pages de nos livres respectifs:
La Voyageuse sur le banc et quand le passé s'invite au présent (Annie)
Les Jours parallèles et Des chemins à la source ( HG)

réservation au 06 6180 26 29 ou 06 82 08 13 93 ( parking privé)


samedi 2 novembre 2013

Le passage

Il y a quelques années, j'avais écrit ce texte pour le départ trop tôt d'une personne proche, trop jeune aussi et qui laissait derrière elle un mari, deux enfants touts petits encore. cette déchirure reste présente et quand un ami s'en va, quand des amis se trouvent devant ce drame de la séparation brutale, je repense à ce texte.

je l'ai associé à cette photo prise il y a bien longtemps aussi, alors que le numérique n'existait pas, au pied du Mont St michel à une époque où il ne fallait pas payer la route qui mène sur les grèves, à une époque où l'on pouvait rester longtemps à regarder la mer



plus tard longtemps plus tard j'ai retrouvé sur la Manche, auprès d 'Hauteville cette lumière et le bateau au large qui nous attend pour Le Passage



Le Passage


La nuit est arrivée trop vite.
nous n’avons pas pu tout voir
ni tout nous dire


Nos passages ne sont que déchirures
à nos regards humains
Le temps de faire quelques pas
et déjà notre route s’achève
que d’autres ont à poursuivre
que nous avons à continuer.

Ton éternité, c’est nous
qui repoussons la nuit plus loin.

Toi, tu sais le passage
et tu nous attends déjà.


Ce texte est à retrouver avec d'autres dans mon livre "Des Chemins à la Source"
www.hg-amiot.fr