dimanche 15 mars 2015

À paraitre plus tard dans "Ton Absence"

J'ai écrit ce texte aujourd'hui, journée difficile c'est l'anniversaire de Chantal ,
cela fait aussi exactement 3 mois qu'elle est partie vers un ailleurs, dans la lumière
j'ai senti sa présence toute la journée ou bien je me suis accroché à sa présence
dans les étoiles, dans ces étoiles qui continuent de nous montrer la route.

Je vous le livre ce soir:

Alors, tu vois

Tu vois, ma vie, je roule, j'écris, je pleure aussi
Qui a eu le droit de nous faire ça ?
Qui a eu le droit de nous priver
De mon bonheur de vie
de son bonheur de vivre encore ?
De la joie des petits enfants de se blottir dans ses bras ?

Alors tu vois, je roule, j'écris, je pleure aussi
Il me reste le temps à passer
Sur la route à penser, à rouler
À dépenser la force physique que j'avais
pour lui permettre de continuer d'être
Avec moi, près de moi, totalement en moi.

Alors tu vois j'écris, je roule, je pleure aussi,
Je parle aux feuilles blanches, aux amis
C'est ce qui me reste, noircir ces feuilles
de l'encre de mes pensées
Où je lui dis combien je l'aime
Combien je sais qu'elle m'a aimé.

Alors, tu vois je pleure, je roule, j'écris beaucoup
Je pleure sur le temps que j'ai eu
Sur le temps qui m'a manqué, sur celui que je n'aurai jamais plus.

Alors tu vois, je roule à l'épuisement du corps
J'écris à l'épuisement de l'âme et des pensées
Je pleure à l'épuisement des larmes…
…Qui reviennent chaque jour.


15 03 2015

jeudi 12 mars 2015

nouvel extrait de "Ton Absence"

Les gens de peu

Les gens de peu quittent la terre
en s'excusant d'être venus,
Alexis, Marc ou bien Jean Pierre,
disparus sans être venus.

Les gens de peu s'en vont mourir
sans un regret au fond des yeux
dans leur frontière à souvenirs
qui s'évanouit dans le ciel bleu.

Ils ont vécu en harmonie
tranquilles au fond de leur terroir,
travaillant dur pour que leur vie
se regarde dans un miroir.

Ils ont aimé femme et enfants,
personne n'a manqué de rien,
ni l'argent, ni l'enseignement,
Ils voulaient juste que que ce soit bien.

Les gens de peu quittent la terre
ils ne laissent pas de trace
comme les vagues sur la mer,
un peu d'écume qui s'efface.

Les gens de peu s'en vont mourir,
l'humilité au fond des yeux,
Ils se savent sans avenir
au moment de fermer les yeux.

Ils laissent au cœur de ceux qu'ils aiment
leur regard bon, leur regard-fleur
et ce sourire que l'on aime


à préserver dans notre coeur .

Extrait de "ton absence"
H-g. Amiot
Mars 2015

lundi 9 mars 2015

"Ton Absence"


Je me suis réveillé ce matin avec "l'écharpe" de Maurice Fanon
c'est aussi celle que je porte à mon cou
celle qu'elle portait pour se protéger des brumes et du froid
je vous livre la version de Felix Leclerc

https://www.youtube.com/watch?v=qW6q_k09M1c

dimanche 8 mars 2015

Extrait du recueil en préparation "Ton Absence"



Les oiseaux de l'hiver sont nés dès l'annonce de la maladie de Chantal
ce texte date du mois de Novembre


Les oiseaux de l’hiver


Les oiseaux de l’hiver descendent des nuages
j’ai froid,
j’ai perdu mon regard dedans la cheminée
tu es là,

Ton regard dans le mien, image contre image
Ma douleur dans la tienne, ma douce aimée
ton souffle s’accroche au mien pourtant , pourtant
je suis si faible, tellement impuissant.

Les oiseaux de l’hiver assombrissent le ciel
j’ai froid,
je te chauffe les mains dans le coeur du foyer
tu es là,

Mon amour malade, ma si douce, ma si belle
je te donne mes bras, et mon regard brisé
cette larme brûlante, sillon sur ton visage
qui se mélange au mien et creuse nos images.

Les oiseaux de l’hiver se posent sur le toit
j’ai froid,
ton regard se repose dedans la cheminée
je suis là.


HG Amiot
Ton Absence
© Ton Absence 2015
Extrait du recueil en préparation: Ton Absence 




J'ai écrit tous ces textes au long de la maladie de Chantal





Le tropique du cancer


Je n'irai pas voir les oiseaux, ils sont partis
Les goélands, je reste face à la mer 
Dans les embruns s'écument des rouleaux de vie
Et les oiseaux t'emportent au tropique du Cancer.

Mon amour, tu t'en vas, mon amour tu reviens,
Les vagues, sur le sable, ont dessiné les rides
qui se portent à mon front, un voilier se retient
de brûler l'horizon, trou béant vers le vide

Sous la plage mouvante, le sable s'amollit,
Tes lèvres se posent où se posent les miennes
Je tiens encore ta main qui s’accroche à la vie .

Je regarde aux nuages un vol d'oiseaux, et puis
le soleil qui se couche, l'horizon sur la mer
repousse à l'infini les tropiques du cancer. 



HG Amiot
extrait de "Ton absence"
Mars 2015